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September 10, 2012
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Some rights reserved. This work is licensed under a
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J'ai rêvé



Un building frêle, fin squelette d'acier,
Tout est silence, tout est peur, tout est noir.
Une vague de douleur a surgi,
Rouge, vive, elle déchire l'ombre, la fend,
Ça crisse. Là, une grande déchirure,
Un homme est debout, tendu et aveugle.
Il rêve et on l'emporte, l'enlève, l'entraîne

Jusqu'à la nuit pour qu'il rêve toujours…
Doucement le Soleil montre le jour,
Un éclat glisse sur la peau de l'homme,
Le vent le désigne, l'entoure et le nomme.
Il marche, les yeux accrochés dans le ciel ;
Il contemple une fresque peinte au miel.
Il rêve du royaume de l'Azur,
Que jamais n'atteindra la démesure,
Ni que jamais n'atteindra le désordre,
Que jamais le vice ne pourra tordre.
Loin au Nord se détache la seule ombre,
Le palais du royaume jamais sombre…
Il marche. Mais tout tourne, tout redevient peur.
Il chancelle et tombe dans la vapeur.


Le rêve est mort. Le royaume d'Azur
S'est évanoui en brumes fugaces.
La vague de douleur encor se dresse.
Elle le darde, le fixe, de ses yeux de feu,
Veut l'envelopper dans une accolade,
S'en emparer, s'en nourrir, le détruire.
Il n'y a pas de raison. Ce monde est fou.
Il n'y a pas de raison. L'homme abandonne.
Il se soumet, s'incline et se prosterne,
Ne songe plus, ne pense plus ; il hurle
Sa folie et sa rancœur, sans espoir,
Il plonge ses yeux dans ceux de sa peur,
La contemple. Alors, un sourire naît.
En haut du building, squelette d'acier,
Une lueur se dresse, beau et doux visage.
C'est la princesse d'Azur, qui répond
A l'appel du sourire ; elle tend la main,
Ses doigts qui palpitent se lèvent haut,
Se tendent et ils font renaître le rêve…

Dans un murmure : « l'Azur est beau, n'est-ce pas ? »
Il voit la princesse, tout près de ses pas,
La princesse et les rêves l'ont sauvé.
Alors il comprit qu'il l'avait trouvée,
Elle, la tant-aimée. Sur toutes les plaines
Résonne son nom, comme un doux pollen
Qui change de son. Il respire, heureux.
Ella a fait don de la force des preux.





02/10/2008




I dreamt.



Frail building, thin steel skeleton,
All is silence, all is fear, all is black.
A wave of pain arose,
It's red and sharp; it tears the shade and slits it.
It squeaks. There, a huge tear;
A man is standing, tensed and blind.
He dreams and he is taken, removed, carried
Until the night to keep him dreaming forever…
Slowly the Sun shows the day,
A spark slides on the man's peel,
The wind appoints, surrounds, and names him.
He's walking, the eyes stretched to the sky,
Contemplating a honey-painted fresco.
He dreams of the Azure kingdom,
That Hubris will never touch,
Nor Chaos,
Nor Vice will tear down.
Afar to the North he hardly sees the only shade,
The kingdom's palace which is never dark…
He's walking. But all is turning back to fear.
He staggers and falls into steam.

The dream is dead. Azure kingdom…
It fades away into fugacious ashes.
Again, the wave of pain rises.
It darts its eyes of fire, stares at him,
Wanting to wrap him in an embrace,
To grab, to nourish of, to destroy him.
There is no reason. This world is mad.
There is no reason. The man gives up.
He submits, he bows and prostrates,
He does not dream anymore, does not think; he screams
And tells his madness and his rancor, without any hope,
He stares deep into his fear's eyes,
He contemplates it. Then, a smile dawns.
On the top of the building, steel skeleton,
A gleam stands up, sweet and lovely face.
This is the Azure princess, who answers
The call of the smile; she reaches out,
Her pulsating fingers rise up,
And they make back the dream come true…
Within a whisper: "Azure is beautiful, isn't it?"
He sees the princess, close to his footprints,
The princess and the dreams just saved him.
Then he understood that he has just found her,
The much-beloved one. On all the plains
Is heard her name, like a sweet pollen
Which is able to switch to another sound. He breathes, he is happy.
She gave him the strength of the braves.





10/02/2008
The first poem of what I call "the recent ones"...
About a dream I had, dealing with the contrast between a dark city and a dream (in my dream!) of a happy country.
The dark city embodies Evil, Suffering and Madness.
Preview image by :iconmetal-bender:, with her gracious permission ! [link] :)

____


Le premier poème de ce que je pourrais appeler mes "récents"... C'est ce texte-ci qui a opéré une vraie scissure entre ce que je faisais avant - plutôt naïf et enfantin - et mes poèmes actuels, plus sérieux et "mature".
Ça parle donc d'un rêve que j'ai fait, et qui était centré sur le contraste entre une ville sombre et terne, personnifiant le Mal, la Souffrance et la Folie, et un rêve (oui un rêve dans un rêve ^^) d'un pays calme et bleu, serein.

Que dire... Bonne lecture ? ^^

Preview image par :iconmetal-bender:, avec sa gentille autorisation ! [link] :)
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:iconelfiane:
Elfiane Featured By Owner Sep 16, 2012
Merci de ta contribution pour :iconlepartage-reves: :aww:
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:iconoctocolombus:
Octocolombus Featured By Owner Sep 16, 2012  Hobbyist Writer
Avec plaisir ! :floating:
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:iconjack0998:
jack0998 Featured By Owner Sep 10, 2012
J'aime beaucoup! Bravo!
ça confirme que les rêves sont une excellente source d'inspiration ;)
Reply
:iconoctocolombus:
Octocolombus Featured By Owner Sep 10, 2012  Hobbyist Writer
Merci Jack :)
Reply
:iconlombregrise:
lombregrise Featured By Owner Sep 10, 2012  Professional Writer
la lecture fut bonne, en effet :sun:
Reply
:iconoctocolombus:
Octocolombus Featured By Owner Sep 10, 2012  Hobbyist Writer
Ouf :)
Merci bien ! :floating:
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